Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash



Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


Système de soins24/05/2012

Santé : des promesses aux chantiers

La nouvelle ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a tout juste pris ses fonctions qu’elle doit déjà traiter les nombreux dossiers accumulés. Des dossiers qu’elle connaît bien, puisqu’elle était responsable du pôle social du candidat Hollande. Désormais ministre, elle doit tenir ses engagements. Tour d’horizon non exhaustif des sujets prioritaires.

Les dépassements d’honoraires

L’une des premières mesures de François Hollande au sujet des dépassements d’honoraires sera probablement de mettre fin à l’option de coordination. Rappelons que celle-ci oblige les complémentaires à prendre à leur charge les dépassements d’honoraires de certains spécialistes, ces derniers s’engageant à en réduire la quantité et l’ampleur. Si l’on en croit les promesses du candidat, Marisol Touraine aura également à mener une négociation, dans les prochaines semaines, « pour aboutir à un plafonnement des dépassements d’honoraires par spécialité et par région » afin de « revenir à une réelle "opposabilité" des tarifs ».

La taxation des mutuelles

Pendant la campagne, le candidat François Hollande n’avait pas hésité à dénoncer le doublement de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), qui est passée de 3,5 à 7 %. Dans sa réponse aux mutuelles qui l’avaient interpellé, il a regretté que cette augmentation estompe « la distinction entre les contrats solidaires et responsables et les autres ». Il a donc promis de redéfinir « le contenu des différents contrats, afin de donner toute leur portée à des contrats solidaires et responsables rénovés, en revoyant le niveau de la taxe qui leur est appliquée ». En clair, les contrats des mutuelles pourraient être moins imposés à l’avenir.

Les hôpitaux

Lors de sa première visite en tant que ministre de la Santé, Marisol Touraine a souhaité « rendre hommage à la place de l’hôpital public dans notre système de santé ». Le gouvernement prendra prochainement, a-t-elle annoncé, « un certain nombre de mesures sur l’hôpital public, sur son financement, sur la manière de l’organiser qui montreront que nous reconnaissons pleinement le service public hospitalier ». Ces dispositions devraient concerner en premier lieu les services d’urgences, trop souvent engorgés. Le président a promis d’y limiter le temps d’attente à une demi-heure. A ces fins, de nouveaux services d’urgences devraient être créés dans les zones isolées et les transports héliportés développés dans les territoires montagneux et ultra-marins.

Julien Jeffredo -  redaction mutualistes.com

Sources

Sources
- Lettre de François Hollande à Etienne Caniard, président de la Mutualité française, 12 avril 2012.
- « Premier déplacement à l’hôpital pour la ministre de la Santé », Le Monde, 21 mai 2012.




Santé23/05/2012

Hémochromatose : dépister tôt pour mieux traiter

Plus fréquente chez les populations d’origine caucasienne que chez celles d’Afrique et d’Asie, l’hémochromatose touche un Français sur 300 et se classe ainsi au premier rang des maladies génétiques. Or si elle n’est pas traitée précocement, elle peut se révéler gravissime. Son dépistage est donc un enjeu majeur. L’Association hémochromatose France organise du 21 au 26 mai une semaine de sensibilisation.

C’est la première maladie génétique en France, et pourtant l’hémochromatose reste encore très méconnue. Diagnostiquée sur un patient jeune, puis traitée aussitôt, elle est bénigne, mais avec l’âge elle s’aggrave et peut parfois même être mortelle.

« Trop de fer, c’est l’enfer »

La maladie est provoquée par une absorption excessive de fer. Ce dernier s’accumule dans les organes tels que le cœur, le foie, le pancréas, les glandes endocriniennes, les articulations ou la peau et entraîne d’autres pathologies. L’hémochromatose génétique peut ainsi être à l’origine d’un diabète sucré, d’une insuffisance cardiaque, de douleurs articulaires et même d’un cancer. Chaque année, parmi les 200 000 personnes touchées en France, 2 000 personnes y succombent.

Une simple analyse de sang

Avant 20 ans, chez le porteur du gène, la maladie ne se manifeste pas. L’accumulation de fer dans les organes est quasiment indétectable. Ce n’est qu’à l’âge adulte qu’elle se révèle par une fatigue continue (dans un cas sur deux). Seulement, cette asthénie est souvent traitée par des fortifiants à base de fer, qui aggravent l’état du patient. Les troubles sexuels (perte de libido, troubles de l’érection, aménorrhée), et les douleurs articulaires des troisième et quatrième doigts doivent également alerter.

Le dépistage consiste en une simple analyse de sang. S’il est pratiqué avant 35 ans, il permet une prise en charge rapide et efficace : la plupart des symptômes disparaissent et le patient retrouve une espérance de vie normale. En revanche, lorsque la maladie est découverte plus tard, entre 45 et 60 ans pour les hommes et entre 50 et 59 ans pour les femmes, l’état de santé du patient s’est déjà détérioré et il développe alors de lourdes pathologies. C’est la raison pour laquelle l’Association hémochromatose France veille, depuis neuf ans, à sensibiliser la population par une campagne nationale, qui cette année se déroule du 21 au 26 mai.

Julien Jeffredo -  redaction mutualistes.com

Sources

Sources
- « Semaine nationale de sensibilisation au dépistage de l’hémochromatose », dossier de presse, Association hémochromatose France, 19 mars 2012. Plus d’infos sur Hemochromatose.fr.




PROCRÉATION ASSISTÉE Pour le bonheur d’être parents

Dossier réalisé par Isabelle Delaleu 04/04/2012

Si la contraception permet de ne pas avoir d’enfant tant que l’on n’en souhaite pas, il ne suffit pas de désirer une grossesse pour qu’elle survienne. Nombreux sont les couples qui en font la douloureuse expérience et doivent se faire aider pour concevoir. Du simple «  coup de pouce  » aux techniques les plus pointues, les méthodes d’assistance médicale à la procréation (AMP) font naître chaque année plus de 20 000 bébés en France.

Chaque année, en France, 500 000 couples consultent pour infertilité, soit environ un couple sur sept. Parmi eux, un sur dix aura finalement recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Celle-ci est mise en œuvre par une équipe pluri­disciplinaire (médecins, biologistes, urologues, psys…). Objectif  : comprendre les causes de l’infertilité, par un bilan ­clinique et biologique et divers examens, mais aussi et surtout les contourner afin d’obtenir une grossesse, même dans les cas les plus difficiles. Les méthodes «  courantes » pour elle et lui Si l’infertilité féminine est due à des troubles de l’ovulation ou si l’hypofertilité ne semble pas avoir de cause ­précisément identifiée, on propose en première ­intention une stimulation ovarienne. Celle-ci consiste à «  booster  » l’ovulation avec des médicaments ciblés (Cyclomide, Pergotine) pendant cinq jours consécutifs (les dates de prise des comprimés dépendent de la longueur du cycle). Au dixième jour, on pratique une échographie, puis on programme des relations sexuelles afin d’augmenter les chances de fécondation. Certaines femmes se ­verront prescrire un traitement complémentaire : de la FSH (hormone folliculo-stimulante), pour stimuler la maturation des follicules, ou de la FSH et de la LH (hormone lutéinisante), en cas de déséqui­libre hormonal. Il existe divers protocoles de stimulation, pour s’adapter au mieux aux cycles, parfois perturbés, de la patiente. Chez l’homme, on aura recours à une insémination artificielle si les spermatozoïdes sont trop peu (...)
Pour aller plus loin