Par dégoût, par conviction ou par besoin de se différencier, certains adolescents décident de ne plus manger de viande. « Il faut alors être très vigilant sur les risques de carence en fer et en protéines, prévient le docteur Serfaty-Lacrosnière, médecin nutritionniste. Quand elles sont d’origine animale, les protéines présentent une haute qualité biologique, c’est-à-dire qu’elles sont mieux assimilées par le corps et permettent une bonne croissance musculaire. Je conseille donc aux familles de prendre rendez-vous chez le médecin traitant ou le nutritionniste pour se renseigner sur les équivalents protéiques. » Associer certains aliments d’origine végétale permet en effet de conserver un bon apport en protéines. C’est le cas quand on mélange des produits céréaliers avec une légumineuse, par exemple du maïs avec des haricots rouges comme dans la salade mexicaine. « Si l’on tombe dans le végétalisme, c’est beaucoup plus compliqué, ajoute le docteur Serfaty-Lacrosnière. L’ado ne consomme même plus d’œufs ou de produits laitiers : il risque de graves carences en calcium, un minéral indispensable au développement des os. »

Petits plats maison pour jeunes enfants par Pascale Lomas et Isabelle Delaleu. Leducs éditions (224 pages, 5,90 euros).
Comment donner à son enfant le goût d’une alimentation équilibrée
de Marie-Claire Thareau-Dupire. Leducs éditions (288 pages, 14,90 euros).
Le guide de l’alimentation pour les familles, du docteur Paule Nathan. Odile Jacob (552 pages, 29,50 euros).

La santé vient en mangeant et en bougeant ?
Programme national nutrition santé (PNSS), téléchargeable sur le site www.mangerbouger.fr.