On appelle nanotechnologies l’ensemble des théories et des techniques permettant de produire et de manipuler des objets minuscules à l’échelle du nanomètre, c’est-à-dire du milliardième de mètre (un nanomètre est 30 000 fois plus fin que l’épaisseur d’un cheveu et 100 fois plus petit qu’une molécule d’ADN). Dans le champ de la recherche biomédicale, les nanosciences conduisent à une meilleure compréhension des phénomènes intervenant à une échelle de grandeur comprise approximativement entre 1 et 100 nanomètres, soit l’échelle de la biologie moderne (la taille des molécules, de l’ADN, des protéines ou des virus étant de cet ordre). On attend de nombreuses applications des nanotechnologies. Il existe d’ores et déjà des technologies d’imagerie permettant d’observer des processus biochimiques moléculaires normaux ou pathologiques à l’échelle de la cellule, ce qui ouvre la voie à une détection précoce de certaines maladies. Il existe également des médicaments issus des nanotechnologies : les nanoparticules. Celles-ci transportent une substance médicamenteuse et un agent de contraste au cœur de la cellule malade, ce qui permet de contrôler par imagerie le dosage du médicament et d’améliorer son efficacité. Certains centres de recherche, notamment dans le domaine du cancer, comme l’institut Gustave-Roussy, appliquent au quotidien cette stratégie thérapeutique.

Médecine, objectif 2035, de Paul Benkimoun. L’Archipel (374 pages, 24,95 euros).

www.e-cancer.fr : le site de l’Institut national du cancer (INCA)
www.igr.fr : le site de l’institut de cancérologie Gustave-Roussy.